La communication non verbale

La surcharge cognitive

Selon de récentes recherches, seuls 7% de la communication humaine passe par les mots. Cela signifie que les gestes, les attitudes, les expressions du visage, le ton ou le volume de la voix expriment une quantité extraordinaire d’informations !
 
Même si le langage corporel est influencé par la culture et l’histoire personnelle d’un individu, il existe un certain nombre de gestes et de mimiques universels, reconnus depuis longtemps. Et comme le comportement non verbal est induit par le système limbique, il est incontrôlable : nous savons tous comment nous composer une certaine attitude selon les situations dans lesquelles nous nous trouvons, mais impossible de contrôler tous ces petits gestes qui nous échappent… et nous trahissent !
 
Particulièrement utile au quotidien, dans les affaires, la vie publique ou les échanges quotidiens entre les êtres humains, le langage corporel s’avère également une source d’informations précieuses en milieu policier, lorsqu’il s’agit de découvrir la vérité dans le témoignage d’un témoin suspect. Un expert est capable de déterminer quels sont les gestes qui illustrent la zone de confort de l’individu testé, pour pouvoir ensuite constater si des incohérences viennent traduire un malaise et de possibles mensonges.
 
En réalité, on ne détecte pas le mensonge lui-même, mais plutôt l’anxiété qu’il génère :
c’est ce que l’on appelle la surcharge cognitive. Être questionné sur un mensonge présente une menace pour le menteur, qui réagit par des manifestations plus ou moins subtiles de peur et d’inconfort, alors qu’une personne qui dit la vérité ne ressentira aucun trouble.
 
Par exemple, lorsque le système limbique d’un menteur est surchargé par la peur d’être découvert, il réagit selon trois mécanismes : l’immobilité (se figer, bouger très peu les mains ou les bras), la fuite (orienter son corps vers la sortie, garder ses distances ou avoir des mouvements de recul) ou la lutte (regard fixe, agressivité verbale ou physique). On peut également constater un certain nombre de gestes d’apaisement et de réconfort.

Mentir, un péché capital?

Les humains apprennent à mentir très jeunes, d’abord de façon ludique (à partir de 3 ans), puis de façon délibérée et élaborée (à partir de 6 ou 7 ans). Nous mentons tous, de façon plus ou moins grave, et pour toutes sortes de raisons : pour nous valoriser, pour dissimuler des émotions, pour éviter une conséquence, et même parfois par simple plaisir.

Lors des interrogatoires policiers, les témoins interrogés tentent souvent de se dérober aux questions. Le coupable d’un crime, bien entendu, cherche à se tirer d’affaire. Mais même les témoins innocents peuvent parfois mentir, que ce soit par crainte du système judiciaire et d’une conséquence non méritée, pour protéger un proche, ou pour protéger d’autres informations qui pourraient être découvertes au cours de l’enquête et leur causer du tort.

Il revient aux enquêteurs de démêler le vrai du faux, et c’est là où une expertise en communication non verbale peut s’avérer très utile.

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